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Opter pour un matériel performant et en règle

En plus de la carte grise pour les automoteurs, il est indispensable de disposer du certificat d’homologation, dit « barré rouge », pour tous les engins traînés et semi-portés.

La connaissance des caractéristiques du matériel convoité et l’assurance de son homologation sont incontournables avant de poursuivre la transaction.

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Il n’y a pas de matériel parfait ! Toutes les marques ont leurs réussites et leurs modèles à fuir à tout prix. Le tri est d’autant plus compliqué que les mises à jour entre deux années peuvent faire passer l’engin d’une catégorie à l’autre. Avant même d’aller voir le matériel, il est donc impératif de se renseigner un minimum sur les modèles et les années à éviter et, si possible, s’informer sur les programmes de rappels, par exemple auprès d’un chef d’atelier et sur les groupes Facebook consacrés au machinisme agricole.

Une fois que vous êtes sûr que le matériel convoité n’est pas le mouton noir du constructeur, vous pouvez vous informer sur ses performances et caractéristiques en lisant les essais comparatifs et les prises en main, notamment dans La France agricole et sur son site internet (rubrique Tracteurs et matériels). De plus, une fois par an, fin mars, notre magazine réalise un numéro spécial tracteurs avec les caractéristiques de tous les modèles du marché, entre 60 et 600 ch, qui peut constituer une base, notamment pour connaître certaines informations comme la puissance de relevage ou le débit du circuit hydraulique. Enfin, le type de freinage devient un critère d’exclusion de certains matériels, selon la solution retenue sur l’exploitation.

Vous pensez avoir trouvé la perle rare ? Encore faut-il s’assurer qu’elle soit en règle. Il y a moins de risques lors d’un achat en concession qu’entre agriculteurs mais, dans tous les cas, il faut exiger la présence de l’intégralité des documents. Le manuel d’utilisation (ou la notice d’instruction), en français, doit obligatoirement être fourni. Si le vendeur n’est pas en mesure de le présenter, le prix du manuel, qui devra être racheté auprès du constructeur, peut être déduit de la facture.

Même si la majorité des informations techniques sont disponibles dans le terminal, la présence du manuel d'utilisateur est obligatoire lors de l'achat d'un matériel d'occasion. (© C. Le Gall/GFA)

Indispensable « barré rouge »

En plus de la carte grise pour les automoteurs, il est indispensable de disposer du certificat d’homologation, dit « barré rouge », pour tous les engins traînés et semi-portés. Ce certificat atteste que le matériel répond aux normes lui permettant de circuler sur la voie publique.

Le code de la route (article R321-4) prévoit qu’il est interdit de mettre en vente ou de vendre un véhicule ou un élément sans qu’il ait fait l’objet d’une procédure de réception. Il est également interdit de maintenir en circulation un véhicule à moteur ou une remorque sans réception. Le propriétaire qui vendrait ou mettrait en vente un véhicule non homologué est passible d’une amende maximale de 1 500 euros (contravention de cinquième classe).

Si vous achetez un matériel semi-porté ou traîné qui n’est pas immatriculé, car très ancien ou parce que son propriétaire n’a pas fait la démarche à temps, vous devrez procéder à une réception à titre isolé auprès de la Dreal. Cette démarche est longue, très coûteuse et demande une grande expertise technique. Mieux vaut donc privilégier un engin qui dispose de son « barré rouge ».

Il faut toutefois noter que certains matériels récents n’ont pas fait l’objet d’une réception par le constructeur, en raison des trop petits volumes vendus. Le certificat d’homologation fourni est alors celui d’un appareil similaire mais pas exactement celui du modèle concerné (pas le même volume utile par exemple). Dans ce cas, le certificat n’a aucune valeur et vous ne serez pas couvert en cas d’accident. Pensez donc à vérifier que ce sont bien toutes les caractéristiques de votre matériel qui figurent sur les documents. Pour les pulvérisateurs, un contrôle technique en cours de validité en indispensable, sauf s’il a moins de cinq ans.

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